Protégeons les loups !

La polémique fait rage sur la « réintroduction » du loup. Il ne se passe pas une semaine sans un article concernant une attaque de troupeau. Le 7 juin, c’était encore quatre brebis qui étaient tuées sur une exploitation de Montlainsia dans le Jura. Mais il faut absolument protéger les loups, et on vous explique pourquoi.

L’association de l’éleveuse, « Les éleveurs ovins francs-comtois » a réagi en publiant une lettre ouverte signée de son président : « La situation est devenue hors de contrôle, ne fermons plus les yeux ! L’objectif national du maintien de l’espèce est largement dépassé, la race lupine n’est plus en danger, notre métier l’est devenu avec chaque semaine de mauvaises nouvelles ».Sauf que ces propos sont faux. Il y aurait un millier de loups en France selon l’OFB et selon une étude de 2017, la « taille minimum de population viable » pour le loup est de 2 500 à 5 000 ». Une étude que France3 Région balaye d’un revers de main, en affirmant que ce chiffre n’a jamais été calculé « pour la France ». Nouvelle contre-vérité puisque « L’avis rendu dans cette expertise porte donc exclusivement sur les aspects biologiques de la conservation et de la déclinaison opérationnelle en termes de cadre de gestion d’une population de loups en France. » (p 4 de l’étude). Mais peu importe. Ce qui semble compter bien plus, c’est le communiqué de la Chambre régionale d’agriculture. Le 26 mai, la « profession agricole de Bourgogne-Franche-Comté » réaffirme péremptoirement « que la cohabitation entre le loup et l’élevage est impossible et parfaitement illusoire ». Affaire classée donc ! Il faut éliminer les loups qui ne servent à rien et qui tuent nos troupeaux via « une régulation efficace, réglementée »… Et cela pour « garantir la souveraineté alimentaire, le bien-être animal, l’aménagement et l’entretien des territoires… », rien de moins. Le communiqué condamne « L’absence de réactions proportionnelles à la gravité de la situation » qui « conduira de façon inévitable et certaine à la disparition d’un mode d’élevage extensif à l’herbe, remarquable de par la biodiversité qu’il engendre, et si plébiscité par la société ». Et par ailleurs « Au-delà, la présence du loup interroge et préoccupe désormais toute forme d’activité déployée dans les territoires ruraux (tourisme, mobilité douce, VTT, randonnée…). »

L’immonde bête est donc de retour et va ruiner notre si belle civilisation et même nos efforts de transition écologique, telle est la musique entendue ! Que d’aveuglement dans ces propos, que de désinformation ! Ou de parfaite mauvaise foi ? Précisons déjà, que pour l’heure, rien ne prouve encore que l’attaque qui a déclenché l’ire de la chambre d’agriculture, soit l’œuvre de loups. Ensuite, ce haro illustre parfaitement une méconnaissance profondément ancrée sur ce qu’est la biodiversité, les écosystèmes et sur ce que peut et doit être la place des loups. Il serait temps de rétablir quelques vérités. C’est l’objet de ce dossier.

Vous avez dit « Utilité » ?

Avant de traiter du sujet de la « cohabitation » avec le loup (et donc sur les attaques), il est nécessaire de revenir sur « l’intérêt » de sa présence. Mais parler seulement « d’utilité » n’est-il pas aussi problématique ?

Il y a beaucoup de choses à dire sur « l’utilité » du loup, bien que nous pensions qu’il n’est pas très recommandé de penser de manière « utilitariste ». La « nature » n’aurait-elle de valeur que si, et seulement si, elle sert notre « confort » ? Pour nous, le loup a une « valeur » en lui-même. Autrement dit, il a le droit de vivre et d’habiter notre planète autant (sinon plus ?) que nous, qui sommes l’espèce la plus destructrice de toutes, et de loin ! Sans compter que nous trouvons pour le moins curieuse cette parole des éleveurs, qui s’affirment  « soucieux du bien-être de leurs bêtes » alors que les bêtes en question finissent à l’abattoir. Ce qui concerne aussi les productions laitières puisque les agneaux d’herbage sont abattus entre 3 et 12 mois. Dans ces élevages « allaitants », les brebis reproductrices sont envoyées à l’abattoir vers l’âge de 7-8 ans(source L214). En réalité, ce qui est reproché au loup est… de s’être servi avant nous ! Sauf que lui, ne sait pas faire autrement…   Alors, qui est le « nuisible » ?

Le loup, un enjeu fort pour la biodiversité !

Il faut bien le dire, tout dépend de la vision dans laquelle on s’inscrit. Si l’on rêve d’artificialiser encore les sols pour construire de nouvelles résidences secondaires, des autoroutes, des centres commerciaux et d’immenses parkings, bref une civilisation totalement « minérale », alors le loup peut en effet être vu comme un pur « parasite » ! Mais nous savons ce qu’il y a au bout du chemin : notre extinction en tant qu’espèce.

Si, par contre, on s’inscrit dans une perspective, la seule viable de notre point de vue, de réensauvagement de nos territoires en réinstaurant de véritables espaces (relativement) naturels, nous allons regarder le loup tout autrement. Il faut d’abord savoir que le loup est un indispensable régulateur du nombre d’herbivores, en permettant à la forêt de prospérer (Source ICI). Ces forêts dont le rôle de puit carbone a toujours été et sera encore plus précieux dans l’avenir. Ils régulent le nombre de Cerfs et de sangliers en évitant ce que l’on appelle « la cascade trophique ».

Ainsi : « Un phénomène de « cascade trophique » été observé dans plusieurs parcs nationaux aux États-Unis et au Canada. Cette cascade se produit quand l’absence d’un grand prédateur comme le loup affecte un écosystème entier, jusqu’à la végétation, et cause une perte importante de biodiversité. L’absence de loups favorise par exemple l’augmentation des cervidés comme l’orignal, le cerf ou le wapiti, mais sans menaces, ces cervidés deviennent un peu paresseux, moins vigilants et se déplacent peu sur le territoire, ce qui entraîne un broutage excessif. Comme l’abondance de plantes et d’arbres est essentielle au maintien d’un écosystème en santé, le déclin végétal entraîne la chute de plusieurs autres espèces importantes, comme les castors et les oiseaux chanteurs qui compétitionnent difficilement avec les grands herbivores, qui consomment les ressources végétales en trop grandes quantités. » (Source ICI)

Judith Sitters, écologiste qui étudie les effets des grands herbivores sur les écosystèmes, précise ce qu’est la notion, bénéfique, de « paysage de la peur » (ou « landscapes of fear ») qui apparait lorsqu’une population de loups s’établit à un endroit donné :

« Les proies vont éviter les lieux où elles se sentent en danger, ce qui a des conséquences importantes sur la nature environnante. Cet effet a été décrit en détails lorsque des dizaines de loups canadiens ont été réintroduits dans le parc de Yellowstone, aux Etats-Unis, en 1995. Les cerfs se sont mis à éviter certaines zones, comme les abords des rivières. Les jeunes arbres pouvaient alors croître naturellement et la forêt a commencé à s’étendre. Une bonne nouvelle pour les castors, qui se sont lancés dans de vastes opérations de construction. Leurs travaux ont même réussi à déplacer les lits des cours d’eau. Tout cela grâce aux loups ! Eaux calmes et eaux vives se sont alternées et ont créé des mares çà et là. Un véritable coup de boost pour la biodiversité : le nombre d’espèces de poissons, d’oiseaux et d’insectes a augmenté à vue d’œil. Les super-prédateurs provoquent une « cascade trophique », qui se déverse sur la chaîne alimentaire telle des trombes d’eau. » (Source)

Pour compléter, la disparition du loup dans une région signifie souvent l’implantation de coyotes (avec, à la clé, beaucoup plus d’ennuis pour les éleveurs !). Lorsque notre super-prédateur est absent, les coyotes et le chacal doré prospèrent (le chacal doré a été repéré en France pour la première fois en 2017 en Haute Savoie), et tendent à décimer les populations de prédateurs indigènes, comme le renard roux, le raton laveur. Ensuite, les loups ne sont pas que des régulateurs, ils nourrissent l’écosystème. Ils répartissent les carcasses de leurs proies sur de larges zones, ce qui permet aux aigles, lynx, belettes, scarabées, et autres charognards, de se nourrir plus facilement. Ces carcasses sont aussi bénéfiques pour les sols. Elles apportent des nutriments comme l’azote. (Source).

Le « grand méchant loup »…

Mais si la présence du loup est si bénéfique, comment se fait-il que nous le redoutions autant ? Question sans doute naïve, car c’est une longue, très longue, histoire qui oscille entre peur, détestation et vénération. 

Comme est rappelé sur le site du Parc de Courzieu : « Présent sur la quasi-totalité du territoire français il y a 200 ans, le loup a été entièrement exterminé dans les années 1920 à 1940. En cause : sa réputation erronée de prédateur sanguinaire, mais aussi l’attrait représenté par sa fourrure » …

Jamais domestiqué, à la différence de son compère l’ours, il a nourri plus de mythes et de légendes qu’aucun autre animal. Le loup, animal qui chasse en meute, réputé cruel et sans pitié, a été très tôt honoré par les peuples nomades ou guerriers comme l’attestent encore beaucoup de noms propres. (Source).

Les Spartiates côtoyaient le loup gris (loup commun d’Europe) dans les montagnes du Péloponnèse et l’avaient en grande estime. Les Romains, peuple sédentaire mais guerrier, respectaient aussi le loup (lupus en latin). Cet animal était dédié à Mars, dieu de la guerre, et quand il pointait son nez avant une bataille, les Romains y voyaient la promesse de la victoire ! (Source) C’est à une louve que Rémus et Romulus, héros fondateurs de Rome, ont dû leur survie… Il y a deux mille ans, en Gaule et dans l’empire romain, les défrichements et la culture intensive avaient quelque peu réduit la place des loups et de la faune sauvage. Tout change à l’époque barbare, sous le haut Moyen Âge. En Europe occidentale, l’extension des friches et de la forêt s’accompagne du retour en force des loups. Dans un monde sous la menace permanente de la famine, le loup est omniprésent autour des villages.

À la fin de la guerre de Cent Ans, alors que s’entretuent Armagnacs et Bourguignons, les loups font leur entrée dans Paris (Source).

Le pire intervient entre 1436 et 1440. En région parisienne, on compte 60 à 80 victimes et dans le Valois les loups sortent des forêts pour courir la campagne plusieurs mois durant (ibid).

Lors de la grande famine de 1692-1694, période durant laquelle 2,8 millions d’habitants sont morts, les loups, affamés également, perpétuent des attaques. Sa réputation est faite…

Avant d’être retranscrit par Charles Perrault en France (en 1697) et les frères Grimm, en Allemagne (1812), le « petit chaperon rouge » est un conte populaire de tradition orale. Les paysans français racontaient l’histoire dès le XIVe siècle.

Toutefois, en allant à l’encontre des fantasmes, les interactions entre le loup et les humains ont fait l’objet de nombreuses recherches. Comme le souligne J-M Landry « on semble souvent oublier que tous les animaux, sauvages et domestiques, peuvent interférer avec l’homme ». Il y a aussi des contacts neutres, voire parfois amicaux. On oublie « que le loup est le premier animal a été avoir domestiqué, au Paléolithique supérieur. Certains individus s’étant apparemment approchés de campements humains pour profiter des restes ».

Par ailleurs, il faut noter que « la majorité des agressions sont imputables à des animaux enragés. Mais il ne faut pas non plus déformer la réalité : « de nombreux loups sains sont également à l’origine de tels faits, aussi bien aux époques modernes et révolutionnaire qu’après la Seconde Guerre mondiale (…) ».  Cependant, « peu de ces attaques ont fait l’objet d’une étude scientifique et leur signalement est généralement basé sur des sources médiatiques (…) Par ailleurs, certains témoignages font état d’une attaque par le loup, alors que l’image de l’animal capturé ou tué est celle d’un chien »  

En conclusion sur ce point, toutes ces attaques, souvent non avérées, sont extrêmement rares. Pour J-M Landry « Dans la plupart des cas, en Europe, les loups n’étaient pas dangereux ». Pour Tschudi, dans son livre « Le Monde des Alpes » : « Nous ne connaissons guère d’exemples où, après avoir été blessé, le loup se soit jeté sur le chasseur comme l’ours le fait ordinairement, il paraît plutôt que c’est l’excès seul de faim qui lui donne le courage de s’attaquer à l’homme ».

Jusqu’à l’orée du XIXe siècle, les loups auront donc été dans la conscience publique un fléau économique et surtout une des grandes terreurs des campagnes. Sans doute aussi parce que ce super prédateur étaient (est ?) vu comme un « concurrent » direct pour l’Homme.

Résultat : « Le loup est probablement l’une des espèces que l’homme se soit le plus acharné à détruire, par tous les moyens possibles et souvent avec violence » (histoire de bien démontrer sa supériorité ?). Au cours du XIXème siècle, les populations de loups seront massivement massacrées (source) par les fusils, les pièges, le poison jusqu’à l’éradication complète. Le dernier loup est tué en 1940 à Javerlhac.

Le retour du loup

Il faut préciser que le loup n’a jamais été « réintroduit » ! L’expansion géographique et numérique du loup en Italie, dans les Alpes et dans d’autres régions européennes est uniquement due à la dynamique naturelle de l’espèce (source), ainsi qu’à l’abandon de nombreuses terres agricoles et la création de Parcs nationaux.

Pour voir les loups réapparaître en France, il faut attendre la fin des années 1980. Le 27 décembre 1987, un loup est abattu dans les Alpes-Maritimes. D’origine italienne, il a sévi sur les troupeaux entre avril et octobre de la même année. Début novembre 1992, deux individus sont observés dans le parc du Mercantour. A l’automne 1994, deux attaques ont lieu dans le canton du Valais (Suisse), où la présence du loup sera confirmée l’été suivant. Dès lors, la nouvelle guerre est déclarée !

A lire ou à relire, l’article de Jean-Pierre Lamic, accompagnateur en montagne (sur « Voyager autrement » : « Le retour du loup : ce que l’on ne nous dit pas… »).
 
Courts extraits : «  Qu’on ne se méprenne pas,  je respecte aussi la plupart d’entre eux (les éleveurs), ceux qui, par leur travail dans les Alpes, en maintenant des troupeaux en altitude, aident à la préservation de la biodiversité » (…) « En revanche, que dire de ce que j’ai pu observer sur le terrain à de nombreuses reprises ? Des brebis, souvent une quinzaine, laissées seules à plus de 2 300 mètres d’altitude, voire plus, errant sous un col frontalier… Plusieurs fois, j’ai détourné mon chemin pour éviter une rencontre impromptue avec un Patou. Mais de chien, comme de berger, il n’y en avait pas… » « Cet été, en pleine polémique (…) « suite à plusieurs attaques, j’ai même croisé un troupeau entier, composé d’une cinquantaine de bêtes disséminées, seules à cinq cent mètres de la frontière italienne » (…) « À partir de ces observations, il est possible de conclure
– soit que certains bergers continuent à appliquer des méthodes d’élevage non adaptées au milieu naturel environnant
– soit que ces agissements révèlent une volonté délibérée de créer le problème avec le loup.
À quelle fin me direz-vous ? Et bien tout cela pourrait bien être de nature idéologique et politique. Et il semble que la pression exercée par ces mêmes éleveurs sur les pouvoirs publics pour obtenir un plan d’abattage des loups fonctionne… ». (Source : ICI)

Loup et pastoralisme

Jean-Marc Landry, biologiste de formation, est un spécialiste du loup. Avec sa fondation, il prône la coexistence entre le loup et le pastoralisme. Il a publié Le loup, chez Delachaux et Niestle, en 2018. Un ouvrage exhaustif sur cet animal et qui expose également les moyens à envisager pour assurer la protection des troupeaux. Pour lui, le loup a surtout cette particularité d’avoir toujours vécu à proximité de l’homme et le premier clivage vient du fait que les gens ne se connaissent pas : « les pro-loup ne savent pas ce qu’est la réalité du métier d’éleveur tandis que le monde de l’élevage ne comprend pas ce qui se passe avec la colonisation par le loup, et la perte d’emprise de l’homme qui abandonne certaines régions agricoles ». Ainsi, le loup serait un révélateur de certaines difficultés actuelles du monde rural. Mais non la cause qui est à plutôt à rechercher du côté de l’industrialisation de l’élevage !

Pour Jean-Marc Landry, « Il faut revoir le choix des chiens de protection en France, il faut des chiens capables de cohabiter avec l’humain tout en se confrontant aux loups. Il faut aussi travailler sur des systèmes de clôture qui empêchent le loup d’entrer dévorer des brebis dans un enclos » (Source ICI).

De même, il est possible « d’installer des barrières physiques, effaroucheurs statiques, avoir un réseau de soutien aux éleveurs pour mettre en place et former à la protection des bêtes avec les chiens » (…) « Nous pouvons aussi utiliser les odeurs pour marquer des territoires et créer des biofences, c’est-à-dire des frontières olfactives, que le prédateur ne semble pas franchir. Une telle mestre est provisoire et doit servir à gagner du temps pour mettre en place des mesures à long terme ».

D’autres éléments sont encore à prendre en compte, notamment le fait que lorsque les loups tués  sont des mâles dominants, cela peut entraîner une dispersion de leur meute. Les loups solitaires doivent alors chasser seuls et sont davantage susceptibles d’attaquer des animaux domestiques. Bref, il existe moult solutions mais il faut d’abord apprendre à  connaître le loup avant de pouvoir les élaborer. 

Nous rajouterons que, comme dans le passé lointain, il faut être prudent sur l’identification de « l’agresseur ». Bien souvent, ce sont aussi des chiens abandonnés (plus de 100 000 chiens abandonnés chaque année rien qu’en France), ou le chacal doré qui a fait également sa réapparition.

Pour qui connaît bien nos campagnes (et nous en avons personnellement fait les frais !) il n’est pas rare de croiser des chiens, laissés à eux-mêmes, et qui s’attaquent aux troupeaux ou aux promeneurs. Un exemple, et pour prouver que nous ne fabulons pas, en novembre 2021, les maires de Saint-Victor et de Saint-Félicien (Ardèche) lançaient un appel à témoins pour identifier, photos à l’appui, les chiens qui divaguaient et étaient responsables d’environ 250 attaques d’animaux sur les deux communes les six années précédentes !

Au final, au lieu de vouloir autoriser les tirs, nous avons toutes les solutions pour créer les conditions de la « cohabitation »… En sachant que le loup est toujours considéré « en danger » dans plusieurs régions, comme les Alpes, la Scandinavie ou l’Allemagne (Source).     

« Le loup » de Jean-Marc Landry, Une lecture incontournable !

Premier animal à avoir été domestiqué, bien avant le bétail, le loup reste relativement mal connu et demeure victime de nombreuses idées reçues. Pourtant, ni ange, ni démon, il cherche à (sur)vivre dans un environnement dont les équilibres ont été profondément perturbés par l’homme. Le but de ce livre est de présenter le loup en toute objectivité. Il dresse ainsi un portrait très détaillé et magnifiquement illustré de ce canidé, transmettant les dernières avancées de nos connaissances à son endroit : évolution de l’espèce à travers les âges, nouveaux points de vue sur la hiérarchie au sein d’une meute et sur l’élevage des petits, ou encore éléments innovants sur la protection des troupeaux. Ce livre est une invitation à plonger dans l’intimité de l’une des espèces les plus fascinantes qui soient.
Biologiste et éthologue diplômé de l’Université de Neuchâtel, le jurassien Jean-Marc Landry s’est également formé à l’institut de recherche Wolf Park (Etats-Unis). Ses voyages d’observation, conférences et contacts internationaux font de lui l’un des plus éminent spécialistes du loup en système pastoral. Alors pour ou contre le loup ? Plutôt que de choisir un camp, l’auteur plaide pour une troisième voie, respectueuse des équilibres naturels.

                                                                                                                    

Régis Dauxois

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