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La redirection écologique radicale d’un territoire renvoie à deux exigences fondamentales : la maîtrise de notre empreinte écologique et la recherche de robustesse collective. Interroger ce que veut dire « habiter », c’est donc reposer la question de l’habitat en tant que tel, mais aussi celle de l’habitat dans son environnement, au regard des limites de nos biotopes et de nos biomes. Habiter, ce n’est pas seulement occuper un volume ; c’est s’inscrire dans un milieu, bénéficier de sa stabilité thermique, respecter sa biodiversité, organiser une sobriété spatiale, énergétique et matérielle compatible avec le vivant. Dans cette perspective, l’urbanisme hérité de nos sociétés actuelles n’est plus tenable.
Nous habitons « absolument n’importe comment » !
Le phénomène du mitage en est l’un des symptômes les plus parlants. En urbanisme, le mot désigne cette prolifération de constructions qui s’éparpillent dans les campagnes en dehors des bourgs, des hameaux ou des zones déjà urbanisées. Contrairement à l’étalement urbain classique, qui étire les villes à partir de leur périphérie, le mitage est diffus et discontinu : ici une maison isolée au détour d’un champ, là un petit lotissement en lisière de forêt, ailleurs un hangar, une zone artisanale ou un parking agrafés au bord d’une route. En France, ce mitage représente aujourd’hui près d’un cinquième de la surface artificialisée totale. Les conséquences écologiques sont considérables : fragmentation des milieux, morcellement des continuités écologiques, interruption des haies, des ripisylves, des corridors biologiques nécessaires au déplacement des espèces. À l’échelle du sol, chaque parcelle construite, chaque allée bitumée, chaque assainissement individuel participe à l’artificialisation ; les sols sont imperméabilisés, les microfaunes détruites, la capacité d’infiltration de l’eau réduite, le ruissellement augmente, les inondations locales se multiplient et la recharge des nappes phréatiques diminue. Penser une bifurcation et un véritable territoire écologique suppose donc de rompre avec cette logique de dispersion et en finir avec ce saccage des territoires.
Mais le problème ne se limite pas aux lotissements diffus. Un autre souci structurel tient aux grandes villes et aux métropoles.
Celles-ci présentent un paradoxe : elles peuvent être rendues plus « vertes » à la marge — en améliorant la performance énergétique des bâtiments, en développant des transports dits doux, en végétalisant des toitures ou en raffinant les dispositifs de tri des déchets — mais elles ne semblent pas pouvoir constituer un modèle d’habitat véritablement soutenable si l’objectif est de ramener les émissions individuelles de gaz à effet de serre sous la barre d’une tonne par an, tout en renouant avec une production agricole de proximité (un jardin pour chaque ménage, par exemple) et avec la biodiversité locale. Le géographe Guillaume Faburel, dans son ouvrage Pour en finir avec les grandes villes : manifeste pour une société écologique post-urbaine (Le Passager Clandestin), plaide explicitement pour une société écologique post-urbaine, en estimant que le modèle métropolitain est incompatible avec une transition profonde. Nous reprenons cette intuition en la déclinant selon trois axes : la densité et ses limites écologiques, la dépendance aux mobilités et aux réseaux, et l’éloignement critique de la production alimentaire.
La densité urbaine est souvent célébrée comme facteur d’efficience : réduction des distances de déplacement, meilleure utilisation des réseaux, mutualisation de certains services. Mais au-delà d’un certain seuil, et dans un matériau urbain standard fait de grands immeubles, d’infrastructures multiples et de centralités très polarisées, cette densité engendre des effets contre-productifs : forte consommation énergétique des volumes bâtis, îlots de chaleur urbains, surconsommation de ressources, contrainte à des mobilités subies. Une ville peut verdir ses façades mais rester dépendante de systèmes centralisés peu décarbonables. Sur le plan des mobilités, les métropoles reposent sur un cortège d’infrastructures lourdes : transport de masse, mais aussi voies rapides, parkings, réseaux électriques et numériques à haute intensité, systèmes d’approvisionnement et de traitement des déchets à grande échelle. Chacun de ces éléments cumule émissions directes et « émissions grises » liées à leur construction, à leur entretien, aux matériaux importés qui les composent. La grande ville reste étroitement intriquée à des flux mondialisés d’énergie, de matériaux et de biens de consommation, ce qui réduit sa résilience locale et augmente ses émissions cachées. Quant à la production alimentaire, elle se trouve tenue à distance par la rareté foncière et la pression immobilière : peu de jardins accessibles, une difficulté à rapprocher la terre nourricière des habitants. Pour atteindre des objectifs comme « une tonne de CO₂ par habitant et par an » et reconstituer une proximité alimentaire, il ne suffit pas de verdir les métropoles : il faut remettre en cause leur forme même. En conclusion sur ce point, si les grandes villes peuvent sans doute progresser en performance environnementale, elles ne seront jamais la forme d’habitat adéquate pour une trajectoire de très forte réduction des émissions, de relocalisation de la production alimentaire et de régénération de la biodiversité. Elles ne seront jamais écologiques ni réellement adaptables. Le futur passe par des formes de peuplement à taille humaine, en relation directe avec leur milieu, capables de respecter les contraintes de sobriété, de proximité et de résilience. En d’autres termes, il s’agit d’abolir la dichotomie « rural / urbain ».
Plusieurs stratégies peuvent coexister un temps, mais le schéma territorial que nous proposons repose clairement sur un autre concept : celui des éco-bourgs, de partout.
Il ne s’agit plus d’opposer ville et campagne mais de renouer avec une société paysanne largement réinventée, articulée autour d’unités de vie intégrées à leur territoire. La conception de ces futurs éco-bourgs suppose une approche systémique et territorialisée. Ils devront s’imbriquer dans leur environnement biophysique en respectant bassins versants, dynamiques hydrologiques, voies naturelles de déplacement de la faune, corridors écologiques à préserver ou à restaurer. Un éco-bourg ne peut être une enclave humaine ; il doit devenir un nœud d’équilibre dans un écosystème plus vaste.
Son aménagement devra articuler plusieurs composantes interdépendantes : des zones de réensauvagement, destinées à la régénération des milieux naturels et au maintien de la biodiversité ; des espaces agricoles, sylvicoles et d’élevage dont la répartition suit les capacités de production locales et les équilibres écosystémiques ; des espaces d’habitation, individuels et collectifs ; des zones de marché et de distribution pour l’échange et la convivialité ; des espaces de services publics (écoles, santé, activités culturelles, administrations) ; des unités d’éco-industrie à faible empreinte énergétique ; des parcs de production d’énergie renouvelable. Le tout doit être pensé en cohérence avec un réseau de mobilité douce, des chemins praticables à pied ou à vélo, et avec des infrastructures de sécurisation : retenues collinaires, bassins de rétention, zones coupe-feu, dispositifs d’adaptation aux risques climatiques. La morphologie de ces éco-bourgs ne peut reproduire celles de l’urbanisme contemporain. Elle doit abandonner les géométries standard des lotissements, des alignements routiers, des zones spécialisées, pour se rapprocher de formes organiques adaptées à la topographie, aux microclimats, au soleil, aux vents dominants. L’éco-bourg est un ensemble compact et lisible, dense dans son cœur social, mais poreux sur ses marges pour laisser circuler le vivant.
L’un des principes fondateurs y est la mutualisation des espaces et des équipements. Dans une logique de sobriété et de coopération, de nombreuses fonctions peuvent être partagées : cuisines collectives, buanderies, ateliers, jardins, espaces de réparation et de bricolage. Ces lieux ne sont pas seulement utilitaires, ils deviennent des noyaux sociaux, des espaces d’apprentissage, de solidarité, de convivialité. L’architecture doit refléter cette dimension en donnant une place centrale aux communs : marchés couverts, maisons communes, ateliers collectifs, places publiques, lieux d’échange intergénérationnel. Habiter un éco-bourg ne se réduit donc pas à disposer d’un logement ; c’est participer à une communauté d’appartenance et de responsabilité. L’acte d’habiter retrouve une profondeur symbolique : ancrage au sol, relations renouvelées au vivant, à la terre, à l’eau, au climat, et au collectif humain. Pour que cette organisation reste inclusive, il sera nécessaire d’éviter toute forme de ghettoïsation entre collectifs pionniers et nouveaux arrivants, et de porter une attention particulière à l’accueil des personnes migrantes ou en détresse, qui doivent pouvoir trouver là des espaces de reconstruction.
Sur le plan architectural, la diversité des formes bâties doit exprimer la pluralité des usages et des modes de vie. À côté de maisons individuelles sobres et bioclimatiques peuvent coexister des habitats partagés, modulables, combinant espaces privés et communs, ainsi que des bâtiments mutualisés pour les activités artisanales, les services, les assemblées. L’urbanisme des éco-bourgs repose sur une logique de circularité territoriale : récupération et infiltration locale des eaux pluviales, boucles courtes d’énergie renouvelable (solaire thermique, biomasse, micro-éolien), circuits fermés pour les nutriments (compostage, phytoépuration, valorisation des biodéchets). Les matériaux de construction devraient être issus des ressources locales renouvelables — bois, terre, chanvre, paille — et conçus pour être réemployés, réparés, recyclés. Les infrastructures de protection face aux aléas (bassins de rétention, haies brise-vent, zones coupe-feu, toitures végétalisées) ne sont plus des ajouts tardifs, mais des éléments structurants du plan d’ensemble.
Dans ce cadre, la question des surfaces occupées est centrale. Elle doit être abordée en lien étroit avec les limites énergétiques, matérielles et la régénération de la biodiversité.
Dans la configuration minimaliste que nous retenons, les logements n’excèdent pas trente mètres carrés par personne. Ce chiffre n’a rien d’arbitraire. Déjà, dans les scénarios compatibles avec un réchauffement limité à +1,5 °C, la taille des logements était identifiée comme un enjeu crucial. Le cabinet BL évolution, comme d’autres acteurs de la planification bas carbone (négaWatt, ADEME, Haut Conseil pour le Climat), estime qu’une surface moyenne par habitant supérieure à trente mètres carrés devient difficilement compatible avec nos budgets carbone. Plus la surface habitable augmente, plus les besoins de chauffage et de climatisation s’envolent, plus le volume de matériaux nécessaires explose. Chaque mètre carré supplémentaire représente plusieurs centaines de kilogrammes de CO₂ émis sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment. Même en recourant à des matériaux biosourcés, les volumes requis dépasseraient rapidement la capacité soutenable des forêts et des filières locales. Pour rester dans des limites énergétiques et matérielles compatibles avec la neutralité climatique, il faut donc réduire la taille des logements, mutualiser davantage les espaces (buanderies, ateliers, cuisines, jardins) et repenser l’urbanisme autour de formes compactes et sobres. Vivre dans trente mètres carrés par personne n’est pas une régression ; c’est la condition d’un confort soutenable dans un monde aux ressources limitées.
À cette surface habitable doit s’ajouter un autre espace fondamental : le jardin. Pour renforcer la sécurité alimentaire et l’autonomie, collective comme individuelle, nous associons à chaque habitant un jardin de cent mètres carrés. Ce choix n’est ni symbolique ni nostalgique. Il découle d’un raisonnement agronomique et énergétique. Dans la plupart des climats tempérés, cent mètres carrés constituent un seuil à partir duquel un espace cultivé devient réellement productif et écologiquement stable tout en restant gérable par un foyer sans mécanisation lourde. En deçà, il est difficile d’assurer des rotations correctes, des zones de repos du sol et une biodiversité auxiliaire suffisante ; au-delà, la charge de travail augmente au point de transformer le jardin en contrainte. Sur cette surface, un jardin bien conçu peut produire cent à deux cents kilos de légumes et petits fruits par an, selon les pratiques et l’état du climat. En y intégrant des arbustes fruitiers nains, des haies mellifères, des plantes aromatiques, on obtient une alimentation riche et variée pouvant couvrir jusqu’à un tiers des besoins annuels en légumes frais d’un adulte. Protégé par le paillage et nourri au compost, le sol devient un puits de carbone vivant. Les haies créent un microclimat protecteur, atténuent les chaleurs extrêmes, favorisent l’infiltration des pluies. Une cuve d’eau de pluie et un compost domestique permettent de fermer localement les cycles de l’eau et de la matière organique. Chaque jardin devient un petit écosystème, capable de capter, stocker et redistribuer l’énergie solaire et la fertilité.
Nous ajoutons encore la présence de deux poules par personne, soit une par cinquante mètres carrés de jardin. Et ce n’est pas un détail sans importance ! Ce couple de gallinacés joue un rôle essentiel dans la boucle : il transforme les déchets de cuisine et les surplus de récolte en œufs, en engrais et en mouvement biologique. Deux poules produisent environ trois cent cinquante à quatre cent cinquante œufs par an, tout en apportant plusieurs kilogrammes d’azote au compost. Elles réduisent la masse de biodéchets à collecter, fournissent une protéine locale de haute qualité et participent à l’entretien du sol par le grattage. Le poulailler et son parcours occupent peu de surface mais apportent un gain considérable en résilience. Multipliez ces jardins et ces petits élevages par le nombre d’habitants d’un hameau, et vous obtenez une véritable trame vivrière décentralisée, capable d’amortir les ruptures d’approvisionnement, de réduire la dépendance aux circuits longs, de stabiliser la production locale face aux aléas climatiques. Ces jardins forment la première ligne d’autonomie dans un monde où l’alimentation devra redevenir proche, frugale et résiliente.
Pour revenir à la question des surfaces, il est indispensable d’intégrer ce que l’on pourrait appeler « l’espace autour du bâti ». Une habitation n’existe jamais seule : elle implique des cheminements, des jardins, des espaces de respiration, des places publiques et des abords végétalisés. Une règle simple consiste à multiplier par quatre la surface habitable pour obtenir l’emprise réelle, une fois ces interstices intégrés.
Avec un seuil de sobriété fixé à trente mètres carrés par personne, cette règle conduit à un résultat contre-intuitif pour beaucoup : on loge autant de monde sur beaucoup moins d’espace que dans le modèle métropolitain et pavillonnaire combinés.
En effet, nos urbanismes actuels — grand collectif d’un côté, lotissements diffus de l’autre — consomment énormément d’espace par personne : soit par l’étalement horizontal, soit par les infrastructures lourdes qui accompagnent la densité verticale (voiries, réseaux, parkings, zones techniques, nœuds logistiques, etc.).
Or la réduction de la surface individuelle, combinée à la mutualisation des équipements, permet de densifier intelligemment sans reproduire les impasses du modèle métropolitain. À l’échelle d’une population importante, la surface totale nécessaire pour l’habitat — bâtis + interstices — reste de l’ordre de quelques milliers d’hectares.
Pour rendre cette question encore plus concrète, prenons un exemple simplifié. Pour un territoire « modèle » de 50 000 habitants, si l’on retient une contrainte de soutenabilité largement admise — ne pas dépasser 1,6 hectare par personne, soit la limite planétaire d’occupation des sols — la surface totale devrait être d’environ 80 000 hectares.
Même en organisant cette population en éco-bourgs compacts, sobres et insérés dans le paysage, l’emprise nécessaire pour l’habitat reste extraordinairement faible.
– 30 m² par habitant (habitat),
– × 4 pour intégrer les abords,
→ 120 m² par personne, soit 0,012 hectare.
Pour 50 000 habitants : 600 hectares.
Ajoutons :
– 100 m² de jardin par habitant (soit 500 hectares),
– les espaces communs et artisanaux.
On atteint 1 200 à 1 500 hectares pour la totalité des éco-bourgs, soit à peine 1,8 % du territoire.
Autrement dit : plus de 98 % des surfaces resteraient disponibles pour les forêts en croissance continue, l’agroécologie, les haies, les ripisylves, les zones humides, les pâturages extensifs et les ceintures de réensauvagement nécessaires à la biodiversité et à la stabilité climatique. Un habitat compact et distribué libère l’espace : il ne l’avale pas.
Reste enfin la question des architectures concrètes, des techniques et des outils.
Les habitats du futur devront résister à des chocs extrêmes, aux tempêtes, aux vagues de chaleur, aux épisodes de pluie dévastateurs. Quand les habitants auront reconstruit pour la énième fois leur toiture emportée, il deviendra évident que reconstruire à l’identique n’est plus possible. Nous n’en aurons plus les moyens financiers ni énergétiques. Il faudra adopter de nouvelles manières de concevoir : murs lourds, toitures ancrées, structures adaptées aux vents violents, ventilation naturelle, climatisation passive. Nous brosserons un paysage de ces nouveaux habitats possibles, en envisageant leurs besoins énergétiques et les moyens de les satisfaire par des dispositifs sobres : batch box rocket stoves pour le chauffage et la cuisson avec un minimum de bois, pompes à chaleur low tech récupérées ou bricolées à partir du « minage » des technologies du monde d’avant, solutions de climatisation naturelle par inertie et ventilation. Là encore, il s’agit de faire descendre l’architecture du piédestal de la performance technologique pour la réenraciner dans la physique du lieu et la logique des cycles.
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RESSOURCES DOCUMENTAIRES
IPCC (2022). AR6 WGIII – Chapter 8: Urban systems and other settlements
Chapitre du GIEC sur les systèmes urbains : il analyse le rôle des villes dans les émissions de GES, les effets de la densité, des infrastructures, des flux matériels et énergétiques, ainsi que les limites des approches purement technicistes.
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Jones, C. & Kammen, D. (2014). Suburban sprawl cancels carbon-footprint savings of dense urban cores. UC Berkeley.
Étude très citée qui montre que, même si les centres urbains denses ont une empreinte par habitant plus faible, les banlieues et espaces mités annulent largement ce gain : les ménages périurbains ont des empreintes jusqu’à deux fois supérieures à la moyenne.
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Réseau Action Climat (2023). Artificialisation des sols : état des lieux et enjeux
Rapport de synthèse très solide sur l’artificialisation en France : chiffres récents, rôle de l’étalement et du mitage, impacts sur le stockage de carbone, l’eau, la biodiversité, la production agricole, etc.
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Ministère de la Transition écologique (CGDD, 2019). « Zéro artificialisation nette » : quels leviers pour protéger les sols ? France Stratégie / CGDD
Document de travail qui explicite très clairement comment l’étalement urbain et l’urbanisme diffus (dont le mitage) contribuent à l’artificialisation, avec des données chiffrées et des propositions de leviers.
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CDC Biodiversité (2019). BIODIV’2050 n°21 – Artificialisation des sols et biodiversité
Numéro thématique qui traite précisément de l’impact de l’artificialisation (y compris mitage et étalement) sur la biodiversité, la fragmentation des habitats, les continuités écologiques et les services écosystémiques.
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The Shift Project (2021). Habiter dans une société bas carbone– Rapport PTEF
Rapport de référence sur les transformations nécessaires du secteur du logement : réduction des surfaces neuves, sobriété en m²/personne, rénovation massive, décarbonation de la chaleur, etc. Il donne des ordres de grandeur sur les émissions liées à la construction vs usage et insiste sur la diminution de la surface par habitant comme levier clé.
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Ministère du Logement / Région Bretagne (2016). De l’écoquartier à l’éco-bourg : l’habitat durable au service des territoires ruraux
Document très intéressant pour le concept d’“éco-bourg” : il explore comment transposer l’idée d’écoquartier dans les centres-bourgs et territoires ruraux, en liant habitat, mobilité douce, services, économie locale, etc.
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Aubert, C. et al. (2017). Maraîchage biologique permaculturel et performance économique– Étude INRA / AgroParisTech – Ferme du Bec Hellouin
Cette étude montre qu’un micro-maraîchage intensif et agroécologique peut atteindre des rendements très élevés sur de petites surfaces, ce qui soutient l’idée de jardins de 100 m² réellement productifs et écologiquement stables.
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Penvern, L. (2024). Thèse UQAM / Ouranos – Production alimentaire des potagers résidentiels et communautaires
Travaux de doctorat qui quantifient les rendements (kg/m²/an) selon les types de jardins (résidentiels, communautaires, familiaux) et les surfaces.
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