Retour au menu

Désormais, un habitat doit être évalué non selon sa performance moyenne, mais selon sa capacité à résister à l’exceptionnel : absorber un choc, protéger ses occupants en cas de panne totale, continuer à assurer un minimum vital sans réseau. La notion de survivance passive devient centrale. L’architecture doit retrouver son intelligence bioclimatique, sa robustesse géométrique, la simplicité de ses matériaux, et s’inspirer à la fois des savoir-faire anciens et des innovations low-tech. Nous allons devoir découvrir, ou redécouvrir, des architectures bien plus frugales.
Les modèles présentés ci-dessous — Earthships, dômes enterrés, hameaux sous collines artificielles, écoquilles, habitats troglodytiques, maisons de hobbit — ne sont pas des utopies marginales, mais des propositions concrètes pour anticiper un monde où l’habitabilité sera mise à l’épreuve.
Leur diversité forme une bibliothèque (non exhaustive) de solutions combinables, adaptées aux contextes locaux, aux ressources disponibles et aux contraintes climatiques.
Les Earthships
Le concept des Earthships illustre l’un des premiers modèles d’habitat autonome conçu pour résister à la désagrégation des infrastructures modernes. Élaboré dans les années 1970 par l’architecte Michael E. Reynolds au Nouveau-Mexique (earthship.com), il repose sur une philosophie de circularité complète : un logement capable de s’alimenter, de se chauffer, de récupérer et de traiter son eau, tout en intégrant la production alimentaire au cœur même de sa structure. Dans un monde soumis à des ruptures énergétiques, hydriques et logistiques de plus en plus fréquentes, ce modèle incarne une réponse pionnière à ce que l’on nomme aujourd’hui la « passive survivability ».

L’architecture se caractérise par une structure semi-enterrée et une masse thermique considérable obtenue en remplissant des pneus usagés de terre compactée. Cette masse inertielle joue un rôle de réservoir thermique, absorbant la chaleur le jour et la restituant lentement la nuit, stabilisant ainsi la température intérieure même dans les régions où les amplitudes thermiques sont extrêmes. Les façades orientées plein sud sont vitrées afin de capter les gains solaires, tandis que les murs enfouis au nord garantissent une isolation et une inertie naturelle.
L’eau de pluie est collectée sur les toitures, stockée dans des citernes, filtrée puis recyclée en circuit quasi fermé. L’énergie provient de capteurs photovoltaïques ou solaires thermiques, parfois complétés par un petit appoint éolien. Les matériaux de construction étant essentiellement issus du réemploi — pneus, canettes, bouteilles, bois récupéré — l’empreinte carbone incorporée est particulièrement faible (thegreensideofpink.com).
Les avantages du modèle sont nombreux : autonomie quasi complète en eau et énergie, réduction de la dépendance aux chaînes d’approvisionnement, régulation thermique naturelle, durabilité et grande résilience face aux canicules prolongées ou aux coupures d’énergie. Toutefois, ces constructions s’avèrent moins efficaces dans les climats humides ou très froids, où la condensation, les ponts thermiques et l’humidité stagnante deviennent des problématiques récurrentes. Leur mise en œuvre exige un savoir-faire précis, car la gestion des flux d’air et d’humidité doit être rigoureuse. Dans les zones inondables, l’enfouissement partiel nécessite un drainage soigneusement conçu.
Les toitures des Earthships peuvent être végétalisées, à condition d’être parfaitement étanchéifiées. Dans les régions exposées à la chaleur extrême, elles résistent remarquablement aux canicules prolongées, mais se montrent plus vulnérables aux remontées d’eau. Elles n’en demeurent pas moins un jalon essentiel de l’architecture autonome moderne.
Les maisons en dôme enterrées ou semi-enterrées
Les habitats en dôme enterrés ou semi-enterrés s’inspirent des architectures vernaculaires en terre autant que des avancées de l’ingénierie moderne sur les structures à résistance répartie. Leur forme sphérique ou ovoïde assure une répartition homogène des forces et une stabilité mécanique remarquable, capable d’encaisser des vents violents, des charges de terre et même des séismes. Le fait d’enterrer partiellement le bâtiment exploite la masse du sol comme isolant, stabilisateur thermique et ancrage structurel.

Ces constructions peuvent reposer sur des techniques variées : dômes monolithiques en béton armé, coques en ferro-ciment ou en géopolymère, voûtes nubiennes ou coques en terre crue stabilisée. Les voûtes nubiennes, popularisées par Hassan Fathy (Architecture for the Poor, 1973), reposent sur des arcs en briques de terre crue disposées en encorbellement sans coffrage. Elles offrent une excellente performance thermique et une faible empreinte carbone.
La forme aérodynamique minimise la prise au vent, l’enveloppe continue limite les ponts thermiques et la masse enterrée assure une température intérieure quasi stable toute l’année. Toutefois, cette solution requiert une étanchéité et un drainage exemplaires : l’eau infiltrée dans une coque enfouie peut compromettre l’intégrité structurelle.
L’intégration paysagère est remarquable, en particulier lorsque la coque est recouverte de terre végétale. Cette couverture protège contre le feu, renforce l’isolation, régule les flux hydriques et peut accueillir prairies ou plantations. Ces constructions sont particulièrement adaptées aux zones exposées aux vents cycloniques, mais se montrent délicates dans les terrains saturés d’eau.
Les hameaux sous collines artificielles
Les hameaux installés sous des collines artificielles représentent une évolution du concept de maison enterrée à l’échelle collective. On recouvre un groupe d’habitations d’une butte de terre végétalisée formant une colline artificielle qui protège, isole et stabilise thermiquement. Ce modèle s’inspire à la fois des villages troglodytiques méditerranéens et des architectures scandinaves en terre (earth-covered homes).

La structure porteuse peut être en béton, mais aussi en briques compressées ou en terre crue, recouverte d’un remblai épais. Les logements sont disposés en périphérie, orientés au sud pour capter les gains solaires, tandis que le cœur de la colline accueille ateliers, serres, réserves d’eau ou espaces de stockage. Cette configuration mutualise les fonctions vitales et renforce la résilience collective.
La masse de terre protège efficacement contre vents, incendies, chocs thermiques ou impacts mécaniques. La température intérieure varie peu, même en conditions extrêmes. L’intégration paysagère est totale, et la surface végétalisée peut accueillir vergers, prairies ou cultures. Toutefois, la ventilation naturelle constitue un défi : conduits d’air, cheminées solaires, puits de lumière et drainage minutieux sont indispensables pour éviter condensation ou stagnation d’humidité.
Ce modèle est particulièrement adapté aux zones soumises à des tempêtes répétées. Il l’est moins pour les terrains instables ou saturés d’eau.
Voir http://www.echologis.com/habitat/maisons-troglodytes/
Les écoquilles
Les écoquilles constituent une approche légère et biosourcée de la construction résiliente. Ces habitations en forme de coque, construites en ossature bois lamellée remplie de paille, de liège ou de terre allégée, cherchent l’équilibre entre performance thermique, sobriété matérielle et facilité d’autoconstruction. Leur forme arrondie réduit les déperditions thermiques et répartit les charges, tandis que la toiture végétalisée régule les flux hydriques et favorise la biodiversité.
Ces architectures, très adaptées à l’autoconstruction, reposent sur des matériaux locaux, légers, modulables et réparables. Leur empreinte carbone est faible et la vitesse de montage élevée. Toutefois, leur durabilité dépend fortement de la qualité de la mise hors d’eau : les matériaux biosourcés craignent l’humidité stagnante. Elles conviennent bien aux climats tempérés, mais nécessitent des protections supplémentaires dans les zones soumises à des vents très violents ou à un fort risque d’incendie.

L’orientation dépend du climat : au sud en climat froid, à l’est ou nord-est dans les régions chaudes pour éviter la surchauffe estivale. Elles représentent un compromis intéressant entre architecture vernaculaire et modernité low-tech.
Voir https://www.ecoquille.fr/
Les maisons troglodytes
Les habitats troglodytiques constituent l’une des formes les plus anciennes et les plus efficaces d’architecture résiliente. Creusées dans la roche ou la craie, ces habitations présentent une inertie thermique exceptionnelle : la température intérieure reste stable entre 12 et 16 °C toute l’année, offrant un confort thermique remarquable sans consommation d’énergie.

On en trouve en Loire, en Cappadoce, en Tunisie, en Chine ou en Éthiopie. La technique consiste à creuser la roche selon sa stratification, puis à enduire les parois de chaux pour réguler l’humidité. Les matériaux ajoutés sont très limités : bois, terre battue, chaux. L’empreinte écologique est minimale.
La limite principale réside dans la géologie : infiltrations, effondrements, manque de lumière. La lumière naturelle exige patios, puits de lumière ou façades vitrées. Les surfaces supérieures peuvent être végétalisées pour améliorer l’isolation.
Ces habitats, résistants au feu, à la chaleur et aux tempêtes, représentent l’une des réponses les plus robustes aux dérèglements climatiques, à condition d’être adaptés à la géologie du site.
Les maisons de hobbit
Inspirées de la fiction mais héritières des maisons en butte des campagnes anciennes, les maisons de hobbit associent charpente en bois, murs en terre crue et toiture végétalisée. Leur forme organique et circulaire offre un confort thermique remarquable.
La technique repose sur une charpente bois recouverte d’étanchéité et de terre végétale épaisse. Cette couverture assure isolation, inertie et longévité. L’intérieur enduit de terre ou de chaux est sain et hygrométriquement stable.

Site ayant servi du tournage du film « le Hobbit ».
Ces habitations se prêtent à l’autoconstruction mais exigent un drainage sérieux pour éviter l’accumulation d’eau. Elles conviennent surtout aux terrains en pente bien drainés. Leur volume intérieur limité en fait des habitats adaptés à de petites unités.
Bien que souvent présentées comme vulnérables en contexte humide, les maisons de hobbit — ces habitats semi-enterrés coiffés d’une épaisse couverture de terre végétale — ne sont pas intrinsèquement inadaptées aux fortes pluies ou aux climats humides. Leur comportement dépend avant tout du terrain sur lequel elles sont implantées. Sur un sol filtrant, légèrement incliné, permettant à l’eau de s’évacuer naturellement, ces habitats peuvent se révéler particulièrement robustes : une bonne étanchéité de la toiture, un drainage périphérique soigné, une barrière anti-capillarité et une ventilation maîtrisée suffisent alors à garantir une grande stabilité thermique et une excellente résistance aux intempéries. En revanche, lorsqu’ils sont installés sur des terrains gorgés d’eau, dans des zones inondables, sur des sols argileux saturés ou au-dessus d’une nappe affleurante, ces bâtiments deviennent difficiles à protéger. La poussée hydrostatique augmente fortement, le risque d’infiltration est permanent et la butte elle-même peut se saturer d’eau. Ainsi, ce modèle d’habitat n’est pas limité par sa forme ou sa philosophie, mais par la géologie et l’hydrologie locales : judicieusement implantées, les maisons de hobbit sont sobres, discrètes et extraordinairement stables ; mal situées, elles deviennent vulnérables, non par défaut conceptuel, mais parce que le terrain contredit leur logique constructive.
Synthèse comparative
Les différents modèles d’habitats résistants répondent à des enjeux complémentaires. Les Earthships et les hameaux sous butte incarnent l’autonomie énergétique et alimentaire. Les dômes enterrés et les troglodytes privilégient la robustesse structurelle et la stabilité thermique. Les écoquilles et les maisons de hobbit misent sur la frugalité matérielle et l’intégration paysagère.
Les études de l’ADEME (2022) et du Haut Conseil pour le Climat (2023) rappellent que le bâtiment représente plus de 25 % des émissions françaises. Dans un contexte de contraintes énergétiques et de risques extrêmes, les architectures low-tech, biosourcées et inertiales représentent une alternative crédible.
Aucune forme ne s’impose universellement. La résilience naît de leur combinaison : le dôme ou la butte pour la résistance, la maison légère pour la modularité, la troglodyte pour l’économie d’énergie, l’écoquille pour la frugalité, et la serre communautaire pour la production vivrière. L’avenir de l’habitat soutenable dépendra de cette hybridation intelligente entre savoirs anciens, techniques contemporaines et culture collective du sol.
Bien entendu, les modèles d’habitats présentés jusqu’ici ne constituent qu’un échantillon des possibilités offertes par une architecture réellement adaptée à un monde d’extrêmes. La palette des solutions est plus vaste, et reflète la créativité accumulée par les cultures humaines ainsi que les innovations contemporaines. Les habitats en terre massive, par exemple, constituent une famille essentielle de constructions résilientes. Qu’il s’agisse de pisé, de bauge, d’adobe modernisé ou de briques de terre comprimée, ces architectures en terre crue combinent une inertie thermique remarquable, une sobriété matérielle exemplaire et une réparabilité totale. Leur efficacité lors des vagues de chaleur extrêmes en fait des candidats sérieux pour les climats en voie d’aridification, tandis que leur bilan carbone quasi nul répond aux exigences de la soutenabilité. Dans la même logique d’inertie, les habitats construits en pierre massive — voûtes en pierre sèche, maçonneries épaisses, arcs et coupoles minérales — offrent une résistance au feu, aux tempêtes et aux variations thermiques qui demeure difficile à égaler. Héritiers des architectures vernaculaires méditerranéennes, alpines ou sahariennes, ces bâtiments puisent leur force dans la stabilité de la matière minérale, capable de réguler naturellement la température et de durer plusieurs siècles sans dépendre de technologies fragiles.
D’autres solutions explorent plus directement les dynamiques de l’air, de la lumière et de l’évaporation. Les architectures indo-persanes à ventilation passive — tours à vent, badgirs, chambres évaporatives et pièces de refroidissement — incarnent un savoir-faire millénaire, reposant sur la captation du vent dominant, la ventilation verticale et la création de gradients thermiques capables de rafraîchir des intérieurs sans électricité. Ces dispositifs, alliés à des murs inertiels, pourraient redevenir essentiels dans les régions exposées à des vagues de chaleur humide dangereuses où l’énergie ne pourra plus garantir une climatisation mécanique continue. Leur proche cousine, la maison-patio méditerranéenne ou arabe, fonctionne comme une véritable machine bioclimatique : le patio végétalisé crée un microclimat frais, la masse minérale stabilise la température, les ombres portées réduisent les surchauffes, et la verticalité de l’air assure une circulation naturelle. À mesure que les régions tempérées se réchauffent, ce modèle pourrait redevenir un archétype.
Certaines formes d’habitats héritent directement des nécessités hydrologiques contemporaines. Dans les régions sujettes aux crues, les habitats sur pilotis continuent de représenter l’une des réponses les plus robustes. Inspirés des architectures d’Amazonie, d’Asie du Sud-Est ou des deltas africains, ils permettent de protéger le bâti des inondations tout en favorisant la ventilation naturelle sous le plancher. Intégrant un noyau inertiel, une toiture fortement isolée et des systèmes low-tech de récupération d’eau, ces maisons peuvent constituer une adaptation pertinente face à l’augmentation des pluies extrêmes. À l’inverse, dans les zones soumises au vent violent, aux incendies ou aux séismes, les coques en ferro-ciment ou en géopolymère — des formes arrondies autoportantes, proches des dômes — offrent une résistance structurelle exceptionnelle pour un recours minimal aux matériaux industriels. Leur épaisseur faible mais homogène et leur géométrie continue en font des formes adaptées aux conditions extrêmes, aisément végétalisables ou semi-enterrées pour renforcer leur inertie.
Les solutions hybrides constituent une autre voie prometteuse. Associer une maison inertielle à une serre bioclimatique attenante, par exemple, permet de combiner capteurs solaires passifs, tampons thermiques, espaces de culture et dispositifs de ventilation ou de stockage de chaleur. Le puits canadien peut compléter l’ensemble en assurant une circulation d’air tempéré. De telles architectures-systèmes fonctionnent comme de petits écosystèmes domestiques capables de stabiliser la température, de produire une partie de la nourriture et d’amortir les fluctuations climatiques. Enfin, certaines expérimentations contemporaines revisitent le principe troglodytique en construisant des tunnels voûtés ou des coques préfabriquées en terre stabilisée ou en géopolymère, ensuite recouverts de terre. Ces habitats combinent la vitesse de construction, la robustesse mécanique et une inertie thermique comparable à celle des habitations troglodytiques naturelles, sans dépendre de la géologie du lieu.
Ainsi, l’ensemble des solutions possibles dépasse largement les formes emblématiques déjà décrites. Ce foisonnement témoigne de la nécessité de retrouver une architecture enracinée dans les matières locales, gouvernée par les climats réels et pensée pour les extrêmes. Aucun modèle n’est donc universel, mais chacun apporte une pièce du puzzle d’une habitabilité durable.
___________________________
RESSOURCES DOCUMENTAIRES
Freney M., Soebarto V., Williamson T. – « Thermal comfort of Global Model Earthship in various European climates » (IBPSA, 2013)
Étude de référence sur la performance thermique des Earthships : les auteurs modélisent un Earthship “global model” et testent son confort dans différents climats européens, en s’appuyant sur des données mesurées à Taos.
Accéder
Ip K., Miller A. – « Thermal behaviour of an earth-sheltered autonomous building » (Renewable Energy, 2009)
Article qui présente les résultats d’une campagne de suivi thermique sur un bâtiment autonome et semi-enterré, avec un fort stockage thermique. Il confirme que ce type d’habitat peut maintenir des conditions intérieures confortables avec très peu d’énergie active.
Mihalakakou G. et al. – « Earth-sheltered buildings: A review of modeling, energy and thermal performance » (Journal of Cleaner Production, 2024)
Grande revue de littérature sur les bâtiments enterrés/earth-sheltered : modèles, comportement thermique du sol, énergie, avantages et limites.
Khaksar A. et al. – « Thermal comfort analysis of earth-sheltered buildings » (Frontiers of Architectural Research, 2022)
Étude de terrain sur 22 habitats troglodytiques/earth-sheltered à Meymand (Iran), avec mesures et simulations. Les auteurs montrent comment ces architectures vernaculaires, partiellement enterrées, assurent un confort thermique remarquable malgré un climat chaud et sec.
Carrobé A. et al. – « Thermal Monitoring and Simulation of Earthen Buildings. A Review » (Energies, 2021)
Revue très détaillée sur le comportement thermique des bâtiments en terre (pisé, adobe, constructions enterrées, etc.), avec données mesurées et modélisation. L’article montre qu’en climat à forte amplitude, les constructions souterraines sont celles qui offrent la meilleure stabilité thermique.
Rempel A.R. et al. – « Improving the passive survivability of residential buildings during extreme heat events in the Pacific Northwest » (Applied Energy, 2022)
Article clé sur la notion de passive survivability : comment concevoir des logements qui restent survivables lors de canicules extrêmes, même en cas de coupure de courant. L’étude montre l’effet de l’inertie, de l’ombrage, des stratégies passives…
Yang W., Zhang L. – « A systematic review of indoor thermal environment of the vernacular dwellings » (Building and Environment, 2022)
Revue systématique de 55 études sur le confort thermique dans les habitats vernaculaires partout dans le monde. Les auteurs montrent que ces architectures, souvent en terre, pierre ou bois, utilisent des stratégies passives très efficaces (enterrement partiel, patios, épaisseur des murs, ventilation naturelle).
Carlos G. – « Literature review on earthen vernacular heritage: contributions to a referential framework » (Journal of Cultural Heritage, 2022)
Revue de littérature sur l’architecture en terre vernaculaire, ses apports, ses performances et les défis de conservation à l’ère du changement climatique.
Jamei E. et al. – « Green roof and energy – role of climate and design parameters » (Energy and Buildings, 2023)
Revue sur les toitures végétalisées : impact sur les besoins énergétiques, les températures de surface, le confort intérieur, dans différents climats.
FEMA / NIST – « Earth-Covered Buildings » (rapport technique, années 1980, toujours cité)
Rapport de référence qui analyse les performances des bâtiments recouverts de terre face à différents aléas : explosions, tempêtes, séismes, incendies.